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dictionnaire:exercere6 [2013/06/14 13:43]
lecaude
dictionnaire:exercere6 [2014/12/17 12:57] (Version actuelle)
desiderio
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-<html><div class="titre"> exerceō, -ēre </div></html> \\  <html><center><big><big>(verbe)</big></big></center></html> +<html><class="lestitres">exerceō, -ēre</p></html> <html><center><big><big>(verbe)</big></big></center></html> 
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-===== 6.1. Histoire au cours de la latinité. volution des emplois =====+===== 6.1. Histoire au cours de la latinité. Evolution des emplois =====
  
  
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-La racine se pose sous la forme %%*%%//h<sub>2</sub>erk-// ((Cf.  LIV , dont la notice est remarquablement brève, les formes issues de cette racine étant peu nombreuses.)).+La racine se pose sous la forme *//h<sub>2</sub>erk-//((Cf.  //[[LIV]]// , dont la notice est remarquablement brève, les formes issues de cette racine étant peu nombreuses.)).
  
  
-Le verbe hittite //ḫarmi // (< %%*%%//ḫark-mi//, avec allègement de la suite de consonnes), //ḫarši// (< %%*%%//ḫark-ši//), //ḫarzi// (< %%*%%//ḫark-zi//), 3<sup>e</sup>pl. //ḫarkanzi // continue un présent à ablaut : %%*%%//h<sub>2</sub>érk-ti//, %%*%%//h<sub>2</sub>ṛk-énti//.+Le verbe hittite //ḫarmi // (< %%*%%//ḫark-mi//, avec allègement de la suite de consonnes), //ḫarši// (< %%*%%//ḫark-ši//), //ḫarzi// (< %%*%%//ḫark-zi//), 3<sup>e</sup> pl. //ḫarkanzi // continue un présent à ablaut : %%*%%//h<sub>2</sub>érk-ti//, %%*%%//h<sub>2</sub>ṛk-énti//.
  
  
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-L’arménien possède un radical //arg-// généralement rapporté à la présente racine : le substantif //argel// « obstacle, empêchement » et aussi « prison, surveillance » (qui traduit gr. φυλακή), les verbes //argelum//, //argelem//, //argilel// « faire obstacle, interdire, empêcher », //argelanim// « être empêché, rencontrer un obstacle »((Cf.  < html> < a href=":dictionnaire:exercere8#MARTIROSYAN (2010,">MARTIROSYAN (2010, < /a> < /html> s.v.).)). Le radical //arg-// présente une difficulté phonétique, l’absence de palatalisation de la vélaire.+L’arménien possède un radical //arg-// généralement rapporté à la présente racine : le substantif //argel// « obstacle, empêchement » et aussi « prison, surveillance » (qui traduit gr. φυλακή), les verbes //argelum//, //argelem//, //argilel// « faire obstacle, interdire, empêcher », //argelanim// « être empêché, rencontrer un obstacle »((Cf.  <html><a href=":dictionnaire:exercere8#MARTIROSYAN">MARTIROSYAN</a></html>, 2010, //s.u//).)). Le radical //arg-// présente une difficulté phonétique, l’absence de palatalisation de la vélaire.
  
  
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-Il paraît probable que le hittite a gardé le sens originel de la racine, « tenir, détenir, retenir, contenir »((Malgré  < html> < a href=":dictionnaire:exercere8#KÖLLIGAN (2007,">KÖLLIGAN < /a> < CHANTRAINE)).+Il paraît probable que le hittite a gardé le sens originel de la racine, « tenir, détenir, retenir, contenir »((Malgré  <html> <a href=":dictionnaire:exercere8#KÖLLIGAN">KÖLLIGAN</a></html> (2007, 53) qui propose comme sens premier « to ward off, to defend, to keep under control », et, avant lui, Chantraine.)).
  
  
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-[[Watkins]] (1968) avait brièvement étudié la famille de  +[[Watkins]] (1968) avait brièvement étudié la famille de //arceō//, en mettant en évidence le parallélisme de formation entre le verbe latin archaïque //porceō// et la combinaison hittite //pē// //ḫark-// « hinhalten ; have along, have with one ». En hittite, //pē//  
-// +fonctionne comme adverbe ou préverbe, en combinaison avec d’autres préverbes à sens local. On peut le retrouver également, soudé au radical depuis très longtemps, dans des verbes comme //pāi-/piya-//, louvite //piya-//, louvite hiéroglyphique //pia-// « donner »((Verbe en //-ḫi, piḫḫi, paišti, pāi//.)) et //pāi-// « aller »((Verbe en //-mi, pāimi, pāiši, pāitti//.)). Ce dernier verbe reposerait sur *//pē-ei-//, et ferait couple avec //uwa-// « venir » < *//au-ei-//. [[Watkins]] (1968, 72) admettait que ces deux formations, malgré l’énorme écart chronologique, étaient tout à fait comparables aux formes russes (infinitifs) //pojiti// « aller » / //ujiti// « venir ». 
-arceō +
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-, en mettant en évidence le parallélisme de formation entre le verbe latin archaïque //porceō// et la combinaison hittite //pē //  +
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-ḫark- +
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-« hinhalten ; have along, have with one »+
  
  
-.+Des interprétations totalement différentes de //pai-<sup>i</sup>/pi-// et //payi-<sup>zi</sup>/pai-// sont proposées dans [[Kloekhorst]] (2008) ou [[Œttinger]] (2002). Toutefois, le même Kloekhorst ne semble pas rejeter le rapprochement fait par Watkins entre //porceō// et //pē// //ḫark-//. Mais si l’on fait venir //pē// de *//h<sub>1</sub>poi-// (Kloekhorst) ou de *//poi-// (Œttinger), l’explication du //po//- latin devient plus difficile.
  
 +Quelle est la formation exacte d’//arceō// ? Watkins en faisait un verbe d’état en //-ē-//, qu’il rapprochait, pour le sens, de //habēre// et //tenēre//. Est-ce un hasard en effet si //arcēre//, dont le sens premier était celui de « tenir », est un verbe du même type que //habēre// et //tenēre//, qui sont de même sens ? Toutefois, cette solution n’est pas la seule possible. //Arcēre// est toujours en latin un verbe transitif, et on ne peut pas prouver que ce fût auparavant un intransitif((Alors qu’on peut reconstituer l’histoire de //tenēre// ancien verbe d’état, par rapport à //tendere//, verbe transitif.)). Toutefois, Benveniste (« Etre et avoir dans leurs fonctions linguistiques » //[[PLG I]]//, 199) avait montré que les verbes « avoir » étaient en fait, par leur sens, de véritables verbes d’état((Benveniste (//[[PLG I]]//, 199): « Tout s’éclaire en effet quand on reconnaît avoir pour ce qu’il est, un verbe d’état. Etre est l’état de l’étant, de celui qui est quelque chose ; avoir est l’état de l’ayant, de celui à qui quelque chose est. Avoir n’est qu’un “être-à” retourné. »)). 
  
-En hittite,  +//Arcēre// pourrait encore être un verbe en *‑//éy<sup>e</sup>/<sub>o</sub>-// (un « itératif-intensif ») bâti sur un degré . Ce type de présent (le 1s dans le classement du //[[LIV]]//) est rare((Cf. Garnier (2010454))). Il est un peu représenté en sanscrit : //śv-áy-a-ti// « enfler » (%%*%%//ḱu(H)-éy<sup>e</sup>/<sub>o</sub>//-), //rucáyati// « luire, briller » (%%*%%//luk-éy<sup>e</sup>/<sub>o</sub>-//), //hváyati// (av//zbayeiti//« appeler » (%%*%%//ǵhuH-éy<sup>e</sup>/<sub>o</sub>//-). On peut ajouter le germ. commun %%*%%//þuŋk-jan<sup>an</sup>// « sembler, paraître », got. //þugkjan//, all. mod. //dünken//. En latin, outre le probable //arceō//, on citera //urgeō//, d’une racine %%*%%//wreg-// « poursuivre » (got. //wrekan//), //cieō////augeō//((Cf. Garnier (2010, 454-455), qui évoque un type latin %%*%%CC-éy<sup>e</sup>/<sub>o</sub>-.))
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-pē  +
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-fonctionne comme adverbe ou préverbe, en combinaison avec d’autres préverbes à sens local. On peut le retrouver également, soudé au radical depuis très longtemps, dans des verbes comme //pāi-/piya-//, louvite //piya-//, louvite hiéroglyphique //pia-// « donner » ((Verbe en //-ḫi, piḫḫi, paišti, pāi//.)) et //pāi-// « aller »((Verbe en //-mi, pāimi, pāišipāitti//.)). Ce dernier verbe reposerait sur %%*%%//pē-ei-//, et ferait couple avec //uwa-// « venir » < %%*%%//au-ei-//. [[Watkins]] (1968, 72admettait que ces deux formationsmalgré l’énorme écart chronologique, étaient tout à fait comparables aux formes russes (infinitifs) //pojiti// « aller » / //ujiti// « venir »+
  
  
-Des interprétations totalement différentes de //pai-<sup>i</sup>/pi-// et //payi-<sup>zi</sup>/pai-// sont proposées dans [[Kloekhorst]] (2008) ou [[Œttinger (2002)]]. Toutefois, le même Kloekhorst ne semble pas rejeter le rapprochement fait par Watkins entre  +Pour l’étude des types « itératif-intensif » et « factitif-causatif » en *-éy<sup>e</sup>/<sub>o</sub>-, on se reportera à [[Kölligan]] (2004 et 2007)((Brugmann s’était déjà interrogé sur l’ambivalence de cette formation, //Grundriss//, II, 3/1 (1913) §163 p. 247 : « Die Verba dieser klasse fungieren seit uridg. Zeit als Kausativa oder als Iterativa (genauer ist die Bedeutung als iterativ-ziellos zu bezeichnen), bezw. Intensiva. »)). Dans le cas d’un verbe comme //arceō//, en face duquel n’existe pas de non intensif, on peut penser qu’il s’agit d’un renouvellement formel ; si l’on en juge par le hittite, la racine avait donné d’abord un verbe athématique. Or le latin n’a pas conservé vivante la conjugaison athématique. Par ailleurs, les statuts respectifs du hittite //ḫark-<sup>zi</sup>// et du latin //arcēre// sont différents ; le verbe hittite appartient au vocabulaire fondamental et s’est même auxiliarisé, il ressemble fort à fr. //avoir//, alors que //arcēre// est un verbe à valeur lexicale pleine.
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-Est-ce un hasard en effet si //arcēre//, dont le sens premier était celui de « tenir », est un verbe du même type que //habēre// et //tenēre//, qui sont de même sens ? Toutefois,  +
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-cette solution n’est pas la seule possible. //Arcēre// est toujours en latin un verbe transitif, et on ne peut pas prouver que ce fût auparavant un intransitif((Alors qu’on peut reconstituer l’histoire de //tenēre// ancien verbe d’état, par rapport à //tendere//, verbe transitif.)). Toutefois, Benveniste (« tre et avoir dans leurs fonctions linguistiques » [[//PLG// I]], 199) avait montré que les verbes « avoir » étaient en fait, par leur sens, de véritables verbes d’état((« Tout s’éclaire en effet quand on reconnaît avoir pour ce qu’il est, un verbe d’état. tre est l’état de l’étant, de celui qui est quelque chose ; avoir est l’état de l’ayant, de celui à qui quelque chose est. Avoir n’est qu’un “être-à” retourné. »)).  +
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-pourrait encore être un verbe en %%*%%‑//éy<sup>e</sup>/<sub>o</sub>-// (un « itératif-intensif ») bâti sur un degré . Ce type de présent (le 1s dans le classement du [[//LIV//]]) est rare((Cf. Garnier (2010, 454))). Il est un peu représenté en sanscrit : //śv-áy-a-ti// « enfler » (%%*%%//ḱu(H)-éy<sup>e</sup>/<sub>o</sub>//-), //rucáyati// « luire, briller » (%%*%%//luk-éy<sup>e</sup>/<sub>o</sub>-//), //hváyati// (av. //zbayeiti//) « appeler » (%%*%%//ǵhuH-éy<sup>e</sup>/<sub>o</sub>//-). On peut ajouter le germ. commun %%*%%//þuŋk-jan<sup>an</sup>// « sembler, paraître », got. //þugkjan//, all. mod. //dünken//. En latin, outre le probable //arceō//, on citera //urgeō//, d’une racine %%*%%//wreg-// « poursuivre » (got. //wrekan//), //cieō//, //augeō// ((Cf. Garnier (2010, 454-455), qui évoque un type latin %%*%%CC- +
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-Pour l’étude des types « itératif-intensif » et « factitif-causatif » en %%*%%-éy<sup>e</sup>/<sub>o</sub>-, on se reportera à Kölligan (2004 et 2007)((Brugmann s’était déjà interrogé sur l’ambivalence de cette formation, //Grundriss//, II, 3/1 (1913) §163 p. 247 : « Die Verba dieser klasse fungieren seit uridg. Zeit als Kausativa oder als Iterativa (genauer ist die Bedeutung als iterativ-ziellos zu bezeichnen), bezw. Intensiva. »)). Dans le cas d’un verbe comme //arceō//, en face duquel n’existe pas de non intensif, on peut penser qu’il s’agit d’un renouvellement formel ; si l’on en juge par le hittite, la racine avait donné d’abord un verbe athématique. Or le latin n’a pas conservé vivante la conjugaison athématique. Par ailleurs, les statuts respectifs du hittite  +
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-et du latin //arcēre// sont différents ; le verbe hittite appartient au vocabulaire fondamental et s’est même auxiliarisé, il ressemble fort à fr. //avoir//, alors que //arcēre// est un verbe à valeur lexicale pleine.+
  
  
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-Un substantif falisque est peut-être à rattacher au thème de  +Un substantif falisque est peut-être à rattacher au thème de //arcēre//; il s’agit de //arcentelom//, si l’on accepte l’analyse de [[Martzloff]] (2006). Le mot figure dans l’inscription dite de Cérès (Ve 241). Cet //arcentelom// était auparavant considéré comme apparenté au nom de l’« argent », lat. //argentum// (cf. [[Watkins]] 1968). Il faudrait lire /argentelom/, ce qui est possible, le falisque, selon l’usage étrusque, ne notant pas de manière distincte sourdes et sonores. [[Martzloff]] (2006) montre que cette hypothèse est peu plausible compte tenu du contexte ; il propose de rattacher //arcentelom// à //arceo// et de lui donner le sens de « remède », c’est-à-dire de « moyen d’écarter (//arcēre//) la maladie ». Il compare, pour le sens, gr. ἀλεξιφάρμακον « remède qui repousse (la maladie) ». Il est vrai que //arcēre// est couramment employé par certains auteurs pour signifier le fait de repousser un désagrément ou une calamité, par exemple Columelle 7, 12, 12 : //rabies arcetur// « on écarte la rage » (en coupant l’extrémité de la queue des chiens quarante jours après leur naissance). Il est question de repousser la violence du soleil, des vents ou des pluies en 3, 19, 18 ; 4, 22, 7 ; 4, 24, 24 ; 4, 29, 23 ; 9, 7, 8. 
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-; il s’agit de //arcentelom//, si l’on accepte l’analyse de Martzloff (2006). Le mot figure dans l’inscription dite de Cérès (Ve 241). Cet //arcentelom// était auparavant considéré comme apparenté au nom de l’« argent », lat. //argentum// (cf. Watkins 1968). Il faudrait lire /argentelom/, ce qui est possible, le falisque, selon l’usage étrusque, ne notant pas de manière distincte sourdes et sonores. Martzloff (2006) montre que cette hypothèse est peu plausible compte tenu du contexte ; il propose de rattacher //arcentelom// à //arceo// et de lui donner le sens de « remède », c’est-à-dire de « moyen d’écarter (//arcēre//) la maladie ». Il compare, pour le sens, gr. ἀλεξιφάρμακον+
  
  
-« remède qui repousse (la maladie) ». Il est vrai que  +Comme nous l’avons signalé, le thème verbal //arcē-// n’est à la base d’aucun dérivé nominal en latin ; il serait donc fort intéressant d’avoir en falisque un dérivé fait sur  
-// +//arcēre//.
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-est couramment employé par certains auteurs pour signifier le fait de repousser un désagrément ou une calamité, par exemple Columelle 7, 12, 12 : //rabies arcetur// « on écarte la rage » (en coupant l’extrémité de la queue des chiens quarante jours après leur naissance). Il est question de repousser la violence du soleil, des vents ou des pluies en 3, 19, 18 ; 4, 22, 7 ; 4, 24, 24 ; 4, 29, 23 ; 9, 7, 8.  +
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-Comme nous l’avons signalé,  +
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-le thème verbal //arcē-// n’est à la base d’aucun dérivé +
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-nominal en latin ; il serait donc fort intéressant d’avoir en falisque un dérivé fait sur  +
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-Paulus ex Festo 17, 16-18L ://arseuerse auerte ignem significat. Tuscorum enim lingua arse auerte, uerse ignem constat appellari. Vnde Afranius ait : Inscribat aliquis in ostio arseuerse//. +    * Paulus ex Festo 17, 16-18L ://arseuerse auerte ignem significat. Tuscorum enim lingua arse auerte, uerse ignem constat appellari. Vnde Afranius ait : Inscribat aliquis in ostio arseuerse//.
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-Dans cette formule d’imprécation, Machajdíková (2012, 16-18) propose de retrouver un mot ombrien. Selon elle en effet, les formules de ce genre circulent assez facilement d’une langue à une langue voisine. Il serait difficile d’expliquer une forme verbale //arse// à l’intérieur de l’étrusque. En revanche, un impératif %%*%%//arkē// aboutirait régulièrement en ombrien à %%*%%//arkį// (avec //e// fermé ou //i// ouvert), puis %%*%%//arśį // par palatalisation. La consonne palatalisée peut être rendue en étrusque et en latin par la sifflante, comme il y en a quelques exemples. Le verbe  +
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-arcēre +
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-peut, en latin, s’appliquer à l’incendie. +
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-L’osque a un verbe //tríbarakavúm// (inf.) « bâtir, ériger, lat. //aedificare// », supposé être le dénominatif d’un composé non attesté %%*%%//trēb-ark-// « constructeur », le premier membre étant le nom de la maison //trííbúm// (base %%*%%//trēb//-)((Cf. [[//WOU//]])). Ce type de verbe dénominatif tiré d’un composé est documenté par exemple en latin par //aestimāre// ((Si l’on accepte la vieille explication de Havet par //aes// et %%*%%//tomos//, %%*%%//aes-tomos// « qui découpe le bronze ». Explication rejetée, à tort selon nous, par De Vaan.)). Cela étant, en raison du parallélisme de formation entre //aedificāre// et //tríbarakavúm//, on peut aussi penser que le verbe osque comporte, en deuxième position, une forme du verbe spécifique à la composition, en //-ā-//, comme l’est ‑//ficāre// par rapport à //facere//. Reste le problème du sens : la racine  +
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-%%*%%//h<sub>2</sub>erk-// n’a nulle part le sens de « bâtir ». Peut-on penser que le radical verbal //ark-//, non attesté par ailleurs en osque, a pu fonctionner en cette langue comme verbe support ? +
  
-\\  +Dans cette formule d’imprécation, [[Machajdíková]] (2012, 16-18) propose de retrouver un mot ombrien. Selon elle en effet, les formules de ce genre circulent assez facilement d’une langue à une langue voisine. Il serait difficile d’expliquer une forme verbale //arse// à l’intérieur de l’étrusque. En revanche, un impératif %%*%%//arkē// aboutirait régulièrement en ombrien à %%*%%//arkį// (avec //e// fermé ou //i// ouvert), puis %%*%%//arśį // par palatalisation. La consonne palatalisée peut être rendue en étrusque et en latin par la sifflante, comme il y en a quelques exemples. Le verbe //arcēre// peut, en latin, s’appliquer à l’incendie.
  
 +L’osque a un verbe //tríbarakavúm// (inf.) « bâtir, ériger, lat. //aedificare// », supposé être le dénominatif d’un composé non attesté %%*%%//trēb-ark-// « constructeur », le premier membre étant le nom de la maison //trííbúm// (base %%*%%//trēb//-)((Cf. //[[WOU]]//)). Ce type de verbe dénominatif tiré d’un composé est documenté par exemple en latin par //aestimāre// ((Si l’on accepte la vieille explication de Havet par //aes// et %%*%%//tomos//, %%*%%//aes-tomos// « qui découpe le bronze ». Explication rejetée, à tort selon nous, par De Vaan.)). Cela étant, en raison du parallélisme de formation entre //aedificāre// et //tríbarakavúm//, on peut aussi penser que le verbe osque comporte, en deuxième position, une forme du verbe spécifique à la composition, en //-ā-//, comme l’est ‑//ficāre// par rapport à //facere//. Reste le problème du sens : la racine *//h<sub>2</sub>erk-// n’a nulle part le sens de « bâtir ». Peut-on penser que le radical verbal //ark-//, non attesté par ailleurs en osque, a pu fonctionner en cette langue comme verbe support ?
  
-\\  \\  [[:dictionnaire:exercere5|Aller au §5]] ou [[:dictionnaire:exercere|Retour au plan]] ou [[:dictionnaire:exercere7|Aller au §7]]  
  
  
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 +\\  \\  [[:dictionnaire:exercere5|Revenir au §5]] ou [[:dictionnaire:exercere|Retour au plan]] ou [[:dictionnaire:exercere7|Aller au §7]] 
  
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